– Anthony Vaccarello révélation de la Nouvelle Couture –

par lamaudlamaud

On continue sur la vague Belge après Cédric Charlier, place à Anthony Vaccarello…

Qui ne rêverait pas aujourd’hui d’assister au défilé du jeune designer Anthony Vaccarello ? De se glisser dans les backstages d’un de ses défilés et découvrir l’effervescence d’un show Vaccarello ?

Ayant travaillé pour le bureau de presse Pressing, j’ai eu la chance de le suivre dans sa démarche artistique.

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Anthony Vaccarello n’a rien prévu de son succès actuel. À l’origine il ne se voyait pas devenir créateur de mode, pour lui c’était une profession qui n’en est pas vraiment une, pas assez concrète, définie. Il la perçoit plus comme un passe temps, pas très sérieuse et se lance donc dans deux années de droit à l’ULB.

En 1999, il assiste au défilé de l’école de La Cambre. Il tombe sous le charme de cette présentation « J’ai aimé ce que véhiculait ce défilé, un côté très sombre et très travaillé, mais aussi une collection réaliste qui n’oubliait pas l’aspect business de la mode. ». Ce jour là Anthony a le déclic ; il réalise que l’on peut proposer une mode portable.

Motivé à l’idée de proposer quelque chose de réaliste et non extravagant ou sur joué comme peu l’être parfois la Haute Couture, il part étudier à La Cambre. Au sein de l’école, il affiche une personnalité bien dessinée, il n’écoute pas toujours les conseils de ses professeurs qui le poussent à proposer des vêtements avec des volumes (les défilés de La Cambre sont souvent des exploits de technicité). Il préfère s’écouter et travailler ses pièces près du corps. C’est d’ailleurs un conseil qu’Anthony donne à chaque étudiant en stylisme, c’est avant tout de s’écouter et de rester dans « ce qui lui parle »

C’est durant sa 5ème année à La Cambre, en 2006, qu’il participe au Festival international de mode et de photographie de Hyères et rafle le grand prix. La collection qu’il a présentée, consacrée au travail subtil du cuir, tape dans l’œil de la très chic maison italienne Fendi. Et l’œil de Fendi, c’est qui ? C’est Karl Lagerfeld lui-même. Le jeune Anthony Vaccarello entre au studio des fourrures, s’aguerrit à la création d’une vraie collection : son travail est désormais validé par une directrice de studio, la cour des grands pour le débutant !

Festival de Hyères 2006

Ces deux années vont le faire murir et en 2009 il se lance dans la création de sa propre marque éponyme Anthony Vaccarello. Il commence d’abord simplement en proposant 5 robes puis 5 vestes. Son univers est extrêmement délimité puisqu’il se base sur la robe noire. Il agrémente ça et là avec des combinaisons, des jupes et des chemises mais c’est la ligne directrice pour comprendre ses créations.

Ce qui fera son succès et sa chance c’est tout d’abord sa meilleure amie Susanna Lau créatrice du blog Style Bubble http://www.stylebubble.co.uk qui le connecte à pas mal de personnes. Puis grâce à une amie il rencontre Lou Doillon qui deviendra sa muse et attirera les regards de la presse. Ils sera très rapidement le chouchou des deux plus grandes femmes de la planète mode : Anna Wintour (rédactrice en chef du Vogue US) qui dès son entrée dans le calendrier officiel des défilés de la Fashion Week parisienne lui accorde une page dans son Vogue us et Emmanuelle Alt (rédactrice en chef du Vogue FR) dès la deuxième saison prendra place au 1er rend de son défilé (et j’étais présente je vous le confirme 😉 ).

SS13 - Anthony Vaccarello SS13 – Anthony Vaccarello Show

SS13 - Anthony Vaccarello

Très rapidement deux concept stores en vogue lui propose de vendre ses pièces : Colette et Corso Como.

Le succès ne cesse de grimper chaque saison. Anthony Vaccarello, nous séduit chaque saison par l’ingéniosité de ses coupes pour nous proposer une femme résolument moderne, sûre d’elle, outrageusement sexy. Les stars et mannequins s’arrachent ses tenues, les plus grands modèles défilent pour lui et ne s’en sépare plus, la preuve en est Lou Doillon est toujours à ses cotés !

av1Anja Rubik

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L.M.L.M.