La Maud La Maud

Catégorie: Photographie

– MAUD CHALARD –

Substance.

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Découvrez l’univers de Maud Chalard sur son TUMBLR et suivez-là sur Facebook & Instagram 

– SONIA SZÓSTAK –

Sonia Szostak is a 21-year-old photographer and filmschool student from Poland. Over the past few years she collaborated with magazines, designers, musicians and actors. In 2011 she was featured by Fashion Magazine Poland (best debutante) and Le Book for one of the best covers in the world in 2010 (along with covers of Vogue, i-D and Elle) for her work for K MAG.

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Szostak’s photography can be seen at many group and solo exhibitions at Poland Fashion Week and Alternative Art Festival. Recently she started making videos for musicians (Pets Recording) and fashion designers (including H&M Stockholm Collection).

L.M.L.M.

 

– HENRI WESSEL –

Wessel découvre la photographie à 25 ans. Un soir, il demande à sa petite amie s’il peut tirer quelques clichés d’elle. « C’était en fin de journée, le soleil était bas. J’ai rempli le cadre de son visage et fait quelques clichés, se souvient-il. Nous avons fait une impression sur papier 11 x 14 pouces et lorsque la première copie est venue dans le bac j’étais abasourdi.  Son visage ne formait qu’un avec la lumière du soleil, les détails ressortaient presque un à un, c’était incroyablement réel. C’est tout. C’était comme quelque chose qui tombait du ciel . J’ai su tout de suite ce que je ferais toute ma vie. Le lendemain, j’ai vendu ma moto, acheté un appareil photo, et trois mois plus tard , nous avons ouvert un studio de portrait . Ce fut le début de tout. « 

Ses clichés sont une célébration de la vie. Des faits ordinaires qui deviennent à travers son regard surréalistes.

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À mon cuicui – L.M.L.M.

– ANDERS PETERSEN –

LE RÉALISME CRU D’ANDERS PETERSEN

Comme beaucoup de photographes, Anders Petersen est un homme peu démonstratif, presque timide, mais qui aime être proche des gens. Il lui faut parfois des mois pour pénétrer l’intimité de ceux dont il veut tirer le portrait. Toujours en noir et blanc, avec sympathie, de très près (avec un 35 mm). Il approche ses sujets prudemment, s’installant en prison, à l’hospice ou encore au Café Lehmitz de Hambourg, du nom du reportage de 1969 qui a fait sa renommée. Il parle à ces gens, les interroge. «Je pose au fond toujours la même question : qui êtes-vous ? On peut la poser de différente manière, par exemple : quel est votre premier souvenir ?»

Sa vision du monde est rude, fulgurante et tranchante : Anders Petersen se tourne vers le réel et l’affronte par l’intermédiaire de ses photographies. Le photographe attend d’être surpris par l’imprévisible.

Rétrospective de l’exposition d’Anders Petersen qui avait lieu à la Bibliothèque Nationale de France du 13 novembre au 2 février 2014

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Pour Anders Petersen, photographier est une manière de tracer le chemin de sa vie. L’artiste cultive l’empathie pour les personnes ordinaires, abîmées par la vie. Il réunit sensualité, passion et violence dans ses travaux.

L.M.L.M.

 

– BROOKE FREDERICK –

Brooke is from La Jolla California; a true so-cal girl at heart she has a wild infatuation with nature and going where the wind and sea take her. Doing time abroad in Berlin and Costa Rica she has experienced what much of this world has to offer and isn’t going to let any of it slip past her lens. Some of the most rare of captures have been seen through her eyes as she enters the worlds we dream about, forever imprinting our minds with her film.

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While the majority are stuck wondering how people end up on the streets or frozen on a metal table in a hallway she engulfs herself in these stories. She has a charisma about her, eccentric and enticing with out being overwhelming; she has the ability to bring light to the dark underbellies of any occasion. She can convince girls to stand nude on a center divider of a highway during rush hour so fast that they don’t realize where they are until they feel the wind of the fast lane across their skin.

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While not giving a shit about LA’s art scene she has mesmerized many with her raw approach to documentary style photography. If you meet her, listen while you can, see what’s in front of you and hold on, she will flip your universe on its side and slap you with knowledge only she can obtain through the adventures she pursues.

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Discover her website – L.M.L.M.

– JESS GOUGH –

L’Inde à travers l’objectif de la jeune photographe anglaise Jess Gough

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Suivez et découvrez le travail de Jess Gough sur son Site & Blog – L.M.L.M.

– HOLLIE FERNANDO –

SO, IT’S STORMING ON THE LAKE

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« The most important thing I have learnt from stormy moments is coming to terms with the fact you are going to fail sometimes. It builds strength and makes me determined to do better each day. »

But my darkest moment was a couple of years ago when I lost all inspiration and love for photography. I went to uni to study it for a degree and absolutely hated the course. I lost all my creativity and felt like giving up my dreams of becoming a professional photographer all together. I didn’t take a photo I liked for nearly a year. In the end I dropped out after the first year and just focused on gaining back my inspiration and ideas. It took a while, as I then had the struggle of finding a job in the field, but eventually I found my way and I definitely think my love for it is much stronger. I am inspired by so much now that I have to collect my overflowing ideas in this little notebook I carry around, it’s great.

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– MONTE VERITÀ –

Le rêve d’une autre vie.

En ce XIXe siècle, l’Europe est secouée par l’arrivée de l’industrialisation qui bouleverse l’organisation sociale. Cette crise est particulièrement ressentie en Allemagne où des signes de rejet du monde industriel apparaissent dès 1870. Ainsi, en réponse à l’urbanisation engendrée par une nouvelle organisation du travail, apparaît le Naturisme.

On tente de fuir la pollution des villes, de créer des communautés et des  » cités jardins  » pour vivre en harmonie avec la nature. Ceux qui partagent ce point de vue se regroupent bientôt autour du mouvement de Réforme de la vie (Lebensreform, 1892). Le mouvement draine les adeptes du végétarisme, du naturisme, du spiritisme, des médecines naturelles, de l’hygiénisme, de la Société Théosophique, ainsi que des artistes.

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En 1889, Franz Hartmann, astrologue allemand, et Alfredo Pioda, un homme politique local et progressiste, tous deux épris des théories théosophiques sous forte influence hindoue, lancent l’idée d’un «couvent laïc» rassemblant les individus «sans distinction de race, credo, sexe, caste ou couleur». Mais le projet n’aboutit pas.

Onze ans plus tard, il ressurgit grâce à sept jeunes gens de bonnes familles, né en Allemagne, en Hollande, en Slovénie ou au Monténégro, qui débarquent à Ascona, attirés par la beauté du lieu, son climat et d’éventuelles forces telluriques dont l’endroit serait porteur. Ce clan se compose d’Henri Oedenkoven (fils d’industriels fortunés d’Anvers), Karl Gräser (ancien officier de l’armée impériale, fondateur du groupe pacifiste Ohne Zwang, Sans contrainte), son frère, le peintre Gustav Gräser, Ida Hoffman (une intellectuelle féministe) et sa sœur Jeny, Lotte Hattemer (une belle jeune fille aux idées anarchistes, en rupture avec un père qui subvient néanmoins à ses besoins) et Ferdinand Brune.

Sectes spirites, officines nudistes, cercles philosophiques, mouvements féministes, pacifistes, socialistes, libertariens, gourous de l’affranchissement, théosophes, randonneurs en culottes de peau, forment une nébuleuse aux intérêts plus ou moins connexes, que la bande d’Ascona va se charger de fédérer en un lieu alliant douceur de vivre et effervescence utopique. La colline est baptisée Monte Verità, la Montagne de la vérité.

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Le groupe prône l’union libre, l’égalité homme-femme, ils jardinent en tenue légère (voire nus), l’alcool est proscrit, les repas se composent de légumes et fruits crus. Comme souvent, l’idéal est rattrapé par la réalité : après quelques mois de réciprocité des cœurs et d’affranchissement des corps, un désaccord apparaît, notamment entre Henri Oedenkoven, qui envisage l’ouverture d’un lieu de cure, et les frères Gräser. Eux qui se vouent à l’autosuffisance et au troc rejettent cette conversion à l’argent. Monte Verità connaît d’emblée deux tendances : un rêve bourgeois de paradis terrestre bénéficiant du confort moderne (eau, électricité) et potentiellement rentable ; et l’aspiration d’un retour à un état de nature affranchi des calculs d’intérêts.

Oedenkoven qui vit avec Ida Hoffman dépose son projet hôtelier tandis que Karl Gräser s’expatrie avec sa femme (Jeny Hoffman, la sœur d’Ida) et enfants sur un lopin, plus bas sur la colline, sans commodités. Gustav Gräser, plus radical encore, s’installe dans une grotte où il dort à même le sol près d’un feu de bois. En 1904, deux imposantes bâtisses d’inspiration Art nouveau sont édifiés (la Maison centrale et la Casa Anatta) par le couple Oedenkoven et Hoffman, qui permettent d’aménager restaurant, bibliothèque, salon de musique et court de tennis. Dès lors, la réputation de centre de régénérescence de Monte Verità ne va cesser de croître. Jardinage, gym, repas sains («on ne mange pas de cadavres»), repos dans les clairières environnantes où l’on peut prendre bains et douches grâce à des installations éparpillées, discussions sur toutes les idées d’avant-garde (contre la morale patriarcale, pour l’affranchissement des sexes), les curistes de passage repartent après quelques semaines «régénérés», prêts à affronter «l’asile de fou qu’on appelle le monde».

Les autochtones finissent par hausser le sourcil. Ils voient se promener dans les rues des hommes à barbe et cheveux longs, en tunique de lin et sandales, des femmes aux têtes couronnés de fleurs, toutes sortes d’excentricités qu’aggravent des rumeurs persistantes d’orgies forestières, de rites païens en pleine nuit. Ils nomment les curistes les «Balabiott, ceux qui dansent nus ou fous». Dans ce cénacle, on trouve des ouvriers ou des marginaux qui s’acquittent du droit d’être là par quelques travaux mais il y a surtout des personnalités de premier plan : l’écrivain Herman Hesse, les psychanalystes Otto Gross et Carl Gustav Jung, le révolutionnaire Trotsky, les danseuses Isadora Duncan et Mary Wigman, et plus tard toute la clique du Bauhaus. En 1913, le chorégraphe Rudolf von Laban y donne des cours d’expression corporelle. Des photos révèlent des jeunes hommes et femmes en tuniques gréco-romaines sautillant dans les herbages ou se déboîtant le bassin à coups de déhanchements holistiques.

Hermann Hesse séjourne souvent à Monte Verità. Sensible aux philosophies et religions indiennes et asiatiques, il lutte par ailleurs contre la dépression et l’alcoolisme. Il racontera comment à Verità, il aime à trouver un semblant d’équilibre, dormant dans des huttes de feuillage, jeûnant et ne buvant que de l’eau : «Je vivais nu et éveillé, tel un cerf dans son bocage de rocaille.» Il se lie d’amitié avec l’ermite Gustav Gräser, l’homme de la grotte, qui s’est lancé dans une traduction en allemand des écrits de Lao-Tseu.

Autre personnage encore plus perturbé, Otto Gross sème la zizanie à chacun de ses séjours. Son appétit sexuel, sa consommation de cocaïne et son charisme en font un personnage à la fois attirant et destructeur. Il développpe des théories sur le nécessaire rétablissement du matriarcat primordial et sur la complète libération de toute morale dans le champ sexuel. Il incite à la consommation de drogues afin de franchir les caps de la conscience et accroître l’aptitude du corps aux plaisirs. Gross avec Erich Müsham et d’autres envisagent de fonder une école anarchiste au bord du lac Majeur.

L.M.L.M.

– DANIELLA RECH –

 

Daniella Rech l’intime des tops models, immortalise l’effervescence des backstages pendant les Fashion-Week. Derrière son objectif, elle capture le naturel de chacun de ses modèles.

Son maitre mot : l’instantanéité.

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– AËLA LABBÉ –

 

Aëla Labbé est né en 1986 en Bretagne. Dès son plus jeune âge, elle se consacre à la danse, une passion qui l’emmène à Amsterdam. Là bas, elle étudie le théâtre et la danse à la Hogeschool voor de Kunsten pendant trois ans. De retour en France, elle s’intéresse de plus en plus à la photographie, qu’elle considère comme étroitement liée à la danse.

En grande partie autodidacte, elle utilise ses talents de danseuse pour aborder la photographie comme une forme de chorégraphie, en accordant une attention particulière aux éléments de composition : le corps, l’espace et le temps.

Son style se caractérise par une certaine singularité. Il se compose de scènes construites, remplies d’éléments qui oscillent entre mélancolie et plaisir poignant. Le tout appartenant à un domaine où le langage du corps et ses émotions sont essentiels.

Sa famille est une autre clé qui ouvre le monde qu’elle a créé à travers la photographie, ses neveux, en particulier sont les principaux protagonistes de ses photographies, ainsi que sa soeur Maïna. C’est grâce à eux, que l’enfance est devenue un thème récurrent et déterminant dans son travail. Il est basé sur une vision différente qui vise à montrer un côté plus sombre et mystérieux à travers des représentations non conventionnelles.

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En tête à tête avec Aëla Labbé

Tes photos comportent un côté mystique qui fascine vraiment. Comportent-elles un sens ou un message caché ?
Il n’y a pas de messages cachés, mes photographies sont très personnelles mais chacun est libre d’interpréter et de nourrir ses sens… Elles naissent d’une inspiration parfois mystérieuse mais toujours chargées d’une émotion.

Comment décrirais-tu tes photos en quelques mots ?
Chaque image a sa propre histoire mais il y a des thèmes et des éléments récurrents comme l’enfance, le souvenir, le rêve jusqu’au cauchemar, la nature…

Numérique ou argentique, lequel utilises-tu le plus & pourquoi ?
Le plus souvent j’utilise l’argentique, j’aime l’impatience et la surprise du développement, le résultat palpable et la possibilité d’expérimenter manuellement sur la photo, le grain, les imperfections et cette texture si particulière que je ne retrouve pas avec le numérique… 

Si tu devais citer quelques artistes qui t’inspirent dans ton travail, qui serait-ce ?
Pina Bausch, Sally Mann, Lewis Caroll, Jean Rollin, Andrei Tarkovsky, Virginia Wolff, Vania Zouravliov… Et ma maman.

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